27.09.09

Fribourg: ouvertures des commerces non modifiées

La révision de la loi sur le commerce votée en octobre par le Grand Conseil ne passe pas la rampe. Les Fribourgeois refusent avec 57,14% de non de disposer d'une heure de plus pour faire leurs achats le samedi et d'une heure de moins lors de la nocturne, selon les résultats provisoires.

Selon le dépouillement des bulletins de vote de 143 communes sur les 168 que compte le canton, la révision de la loi sur l'exercice du commerce est refusée. Le taux de participation se monte à 41,85%.Le référendum contre la révision de la loi votée par le Grand Conseil était largement soutenu par la gauche. Les partisans de la révision de la loi sur le commerce (LCom) pouvaient eux compter sur le PDC, l'UDC et le PLR.

Un troc
Adopté par 62 voix contre 23 le 9 octobre 2008 par le parlement cantonal, le texte prévoyait une sorte de troc, soit la prolongation de l'ouverture des magasins de 16h00 à 17h00 le samedi contre la diminution d'une heure de 21h00 à 20h00 pour la nocturne en semaine.Les débats avaient été très vifs: une partie de la droite souhaitait l'extension de l'horaire du samedi sans compensation. La gauche était montée aux barricades. Elle a obtenu l'appui de plusieurs députés du centre droit et de droite, soucieux de l'intérêt des petits commerçants et de certaines valeurs traditionnelles.Le compromis proposé par le Conseil d'Etat était ainsi largement adopté. Le soutien du PS Soutenus par plusieurs petits partis de gauche, les syndicats ont décidé de lancer le référendum. Selon eux, le raccourcissement de la nocturne ne compense en aucune manière l'allongement du samedi, jour d'ouverture généralisée et de grand stress pour les employés de la vente.

Une saga de 10 ans
En trois mois, ils ont récolté près de 8000 signatures, bien plus que les 6000 requises. Dans un premier temps, les référendaires n'ont pas reçu le soutien du Parti socialiste. Ce dernier réservait sa position en attendant les résultats des négociations en vue d'une convention collective de travail (CCT) dont le secteur de la vente est toujours dépourvu dans le canton de Fribourg. Les négociations étant au point mort, le PS a décidé en mai d'appuyer «avec vigueur» le référendum.Ce n'est de loin pas la première fois que les Fribourgeois avaient à se prononcer sur l'horaire d'ouverture des commerces. Ils ont refusé une tentative de libéralisation en 1997. Une solution de compromis était mise en place en 1999, elle est toujours en vigueur.

 

Contenu provenant de "tsr.ch"