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Le mot de la syndique

Erika Schnyder, syndique

Chères habitantes et chers habitants de la commune,

L’année 2010 a commencé plutôt froidement, mais j’espère que les frimas de l’hiver vont rapidement céder leur place à un agréable printemps.

Cette année 2010 a été déclarée, par l’Assemblée générale des Nations Unies (ONU), en 2006, année internationale de la biodiversité. En effet, les Etats membres se sont penchés sur la problématique de la protection des espèces et se sont montrés préoccupés « par les incidences sociales, économiques, écologiques et culturelles de l’appauvrissement de la diversité biologique, notamment par ses conséquences négatives pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement » (citation de la résolution qu’ils ont adoptée), et ont souligné « la nécessité d’adopter des mesures concrètes pour inverser cette tendance », toujours selon ladite résolution.

En d’autres termes, l’ONU encourage les Etats à intervenir, à leur niveau, pour freiner les dégâts causés à l’environnement par les pollutions diverses et pour lutter contre l’extinction des espèces, notamment en prenant des mesures pour « sensibiliser l’opinion à l’importance de la diversité biologique en appuyant des actions aux niveaux local, régional et international » (selon la résolution).

Les atteintes à l’environnement sont graves et, indépendamment des disparitions de plusieurs espèces chaque jour, nous assistons aussi au réchauffement de la planète avec un bouleversement de tout l’écosystème, essentiel à la survie de l’espèce humaine, menacée, elle aussi,  à terme, car il est essentiel à la fixation du carbone de l’atmosphère et la production d’oxygène.

C’est pourquoi les Etats se sont engagés à favoriser l’usage des énergies non fossiles, de moins en moins polluantes et de prendre des mesures d’économie, partout où cela est possible, dans le recyclage des déchets, la construction d’immeubles labélisés, par exemple, « Minergie », l’utilisation de facteurs réduisant la consommation d’énergie et orientés vers le développement durable et le frein au gaspillage.

Mais entre les bonnes intentions et les actes, il y a parfois un gouffre. L’exemple le plus récent en est les jeux olympiques de Vancouver. Cette ville a été choisie, notamment parce qu’elle avait convaincu par l’aspect très respectueux de l’environnement des installations et autres réalisations. Or, à quelques jours du début des jeux, la neige a manqué cruellement et il a fallu préparer les pistes grâce à des canons à neige, ou le transport, par hélicoptère ou par camions, de tonnes de neige venue d’autres provinces canadiennes, qui, outre les frais exorbitants que cela a généré, ont eu des répercussions non négligeables sur l’environnement. Sans compter l’immense feu d’artifice, bouquet final de la cérémonie d’ouverture !

Du côté des biens de consommation, d’autre part, jamais les emballages n’ont été aussi complexes, entre cartons, plastiques, papiers, cellophanes, ficelles et autres matériaux, souvent peu biodégradables qui encerclent les produits achetés dans les magasins. Il y a, de la part des fabricants, bien des efforts à faire, mais aussi de la part des consommateurs qui devraient préférer les produits en vrac plutôt que ceux qui sont déjà sous emballage.

Le conseil communal entend aussi, à chaque fois qu’il en a l’occasion, favoriser le recours aux énergies propres et respectueuses du développement durable et de l’environnement. Les nouvelles constructions seront orientées selon la conception « minergie », même si cela implique un investissement un peu plus important. Il va, progressivement et de manière ordonnée, changer les ampoules de l’éclairage public en lampes de longue durée moins gourmandes d’énergie. En cela, il a mis en pratique, et continuera à le faire, les recommandations qui sont ressorties de l’exercice d’Agenda 21 local qui avait été généré lors de la dernière législature. Il mettra aussi au profit les subventions versées par la Confédération et le canton en vue d’encourager les réalisations écologiques.

Mais il tiendra compte de la proportionnalité dans ses décisions : si l’assainissement d’un bâtiment aux normes écologiques ou la mesure à prendre impliquent un investissement déraisonnable ou disproportionné par rapport au bénéfice qui peut en résulter, le conseil communal renoncera à la prendre ou en limitera la portée, car il importe avant tout de ne pas verser dans l’excès contraire.

Cela étant, le conseil compte sur l’effort de tout un chacun, à son échelle et dans la mesure de ses moyens, pour participer activement à cette année de la biodiversité.

Erika Schnyder, syndique
www.erikaschnyder.ch